Karine, sa Babcia et les petits beurres

Babcia, c’est « grand-mère » en polonais.

Babcia était une grande cuisinière du quotidien, elle a légué à ses petits-enfants beaucoup de très très bonnes recettes. Elle a laissé son emprunte culinaire et marqué les générations suivantes à coup de « Rollade », de « Kluski », de « Makotch », de « Plinze »… et de soupe au sang !!!! Babcia, alias Sophie Gorlas, est arrivée de Pologne à l’âge de 7 ans ; sa famille a posé ses valises à Houdain, dans le Pas-de-Calais, en 1925. Son histoire est celle de beaucoup d’autres femmes polonaises de sa génération et sa vie n’a pas été des plus faciles. Mais lorsqu’on entend ses petites-filles l’évoquer, elle est encore là, Babcia ! Et quoi de plus magique que de la faire revivre à travers les multiples recettes qu’elle leur a transmis. Les odeurs d’un plat mijoté, le souvenir d’un gâteau au chocolat nappé d’une crème aérienne, la générosité d’une assiette qui déborde… Oui, la cuisine a ce pouvoir. La transmettre, c’est exister toujours.

Karine est l’une des petites-filles de Babcia. Elle est détentrice d’un secret : c’est elle qui reproduit à la perfection ce petit trésor qu’est le « gâteau de Babcia » (gâteau composé de petits beurres, trempés dans du café, et de crème moka, qui ne nécessite pas de cuisson). Elle avoue ne pas être une « super cuisinière » : « je suis loin d’être la meilleure de la famille et c’est souvent mon mari qui cuisine, il sait faire sans avoir à suivre une recette (contrairement à moi)… ». Et pourtant, elle est seule à réussir ce fameux gâteau qui régale toute la famille à chaque anniversaire.

Nous avons aimé le minimalisme de la recette, et le cortège de difficultés qui va de pair avec une telle démarche.

Nous avons aimé la fierté avec laquelle Karine nous a parlé de cette recette « toute simple », l’attachement qu’elle porte à ce gâteau, et le fait qu’elle soit détentrice d’un secret culinaire familiale. D’une certaine façon, Karine est un peu l’élue. Mais loin de vouloir jalousement garder ce savoir-faire pour elle, elle le transmet, d’abord à sa fille Lili, puis à vous tous qui dégusterez ce petit morceau de Pologne avec délectation et gourmandise.


GÂTEAU DE BABCIA, de Karine, une des 4 recettes à adopter dans Fricassée numéro 4, « dans laquelle on ne cuisine (presque) pas… »

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